jeudi 16 juin 2011

Prout !

Yan Gugu est un phénomène. Je ne sais pas comment il fait… ses moyennes sont quasiment doubles des miennes au même âge (et je n'étais pas un cancre - bon je n'étais pas un fou de l'école non plus, il faut le dire).


Commentaires élogieux des profs (et le papa qui n'en peut plus). Et puis…
- Mais pourquoi il ne fait pas option latin ?
- Eh ! Bien, comment vous dire… c'est que ça ne le passionne pas ce qu'il fait ici. Il aime mieux ce qu'il fait en dehors et il vient toujours avec des pieds de plomb. Alors, au moins il reste, au mieux il se porte.

L'adjointe a fait une drôle de tête, comme si je venais de péter dans la salle du conseil de classe.

L'excellente prof principale en a profité pour rebondir et pour dire qu'il faudrait peut être innover, permettre aux élèves de travailler davantage en autonomie, d'exprimer leur créativité…

C'est la prof d'anglais… et Yan adore les cours d'anglais. Ça vous étonne ?

Le cri du cœur


Aujourd'hui, les 6e Colvert avaient deux heures d'intervention sur le thème de la violence. Je n'avais pas été averti, et c'était pendant mon cours.
Quand je suis arrivé ils étaient surexcités.
- Ils sont en train de se battre ! (ça faisait une heure qu'on les chauffait)
Ils se sont arrêtés dès que je suis arrivé. J'ai passé un moment à les calmer et au bout d'un moment, tout d'un coup, l'intervenante, une psychologue (!) s'est mise à leur dire :
  • Écoutez, je ne comprends pas, on vous permet de rester faire deux heures avec nous au lieu d'aller faire des cours qui ne sont pas intéressants, et vous n'êtes pas sages.
Bronca dans la salle :
  • Ils sont intéressants nos cours, qu'est-ce que vous croyez ? C'est ici que c'est pas intéressant, oui c'est vrai, nous on aime nos cours, on travaille sur des projets, ça c'est intéressant…
Et ils se sont tous mis à m'applaudir !

Putain ça fait quelque chose !

mardi 14 juin 2011

22, Acacia Avenue…

Voici le chapitre 22 (et cette fois ci, c'est pour de bon)

Dans ce chapitre, nous découvrons qu'un petit clic pourrait tout à fait produire une grande claque…

Et qu'une candide imprévisible pourrait bien réserver des surprises…


Pas encore abonné ? Arf !
Bon, il n'est pas trop tard, voici l'adresse :

case.gugu@gmail.com

jeudi 19 mai 2011

22 !


                  Voici le chapitre 22 du modeste et génial roman «En suivant les papillons…»

Dans ce chapitre Manu, de retour chez elle, a forcément un peu de mal à atterrir… et à reprendre le cours de ses affaires.

D'autant qu'il s'est passé quelque chose, elle le sent bien dans les messages qu'elle reçoit. Mais elle éprouve quelques difficultés à rassembler les morceaux.

Comment ? Tu n'as pas lu le début ? La loose !
Bon, c'est pas grave, comme je suis bien bon, tu n'as qu'à m'envoyer un petit mail :

case.gugu@gmail.com

et je t'abonnerai… avec en cadeau bonus un envoi groupé du début du roman.

Bonne lecture et à bientôt pour le 23

Manugugu

lundi 18 avril 2011

le chapitre 20

Voici le chapitre 20…

Dans ce chapitre, Manu va se retrouver un petit peu déphasée.
Évidemment, avec tout ce qui lui est arrivé, on comprend qu'elle ait un peu de mal à trier ses mails.

Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Héhéhé… pour en savoir plus il faudra lire le chapitre.
Et surtout, ne sautez pas des pages pour prendre de l'avance. Je ferai un contrôle pour voir si vous avez tout lu correctement.

Évidemment, si (par inadvertance) vous n'êtes pas encore abonnés, vous prenez du retard !
Écrivez moi vite à l'adresse case.gugu@gmail.com : je vous enverrai le début du roman et vous inscrirai pour que vous ne loupiez pas la suite.

Et à bientôt pour le 21…

jeudi 7 avril 2011

épilogue


UN VOYAGE QUI OUVRE DES PERSPECTIVES

ou

Le Gugu passe à l'Est (par la fenêtre)

Épilogue

  • Chérie, j'ai écrit une petite histoire sur ce que j'ai fait quand je suis allé à Moscou. Tu voudrais la lire ?
  • Hmm… c'est quand tu es allé en Belgique ?
  • Heu… non, Moscou, tu sais, euh… la Russie. Nuoc Nga.
  • Ah ? Tu es allé en Russie ? Tu n'es pas allé voir les femmes ?
  • Heu… non.
  • Ah.
(…)
  • Bon, alors, si tu veux, tu peux aller la lire, c'est sur mon blog… C'est rigolo… tu m'entends ? Tu pourrais baisser un peu le son, là, parce que ce mec, là, il chante vraiment comme une casserole.
  • (…)
  • Alors, heu…
  • Attends c'est mon tour de chanter.
  • Oui, chérie, je t'aime !
  • Chut !

And That's All, Folks !

mercredi 6 avril 2011

конец




UN VOYAGE QUI OUVRE DES PERSPECTIVES

ou

Le Gugu passe à l'Est (par la fenêtre)

épisode 10 : конец


Ayant retrouvé mes esprits… euh… mon chemin, j'ai rejoint les autres, et il a fallu démonter les stands : j'ai foutu à la poubelle ces satanés bouts de papier, gardant tout de même les lettres et le soleil colorés, qui avaient fait mon heure de gloire : on se console comme on peut…
WWWWAAA…
Hum… oui, oui je ne vais pas recommencer, un peu, ça va…

L'après-midi, nous avions quartier libre, pour nous reposer ou aller visiter Moscou… j'avais bien envie de choisir la première option, mais bon, on ne vit qu'une fois, alors je me suis remué et j'ai rejoint un petit groupe d'explorateurs franco-belge.
Alors, ce qui est bien, c'est que là, on n'a pas eu à réfléchir, aucune décision à prendre : le Flamand nous a managés. Station de métro (avec panneaux indéchiffrables en cyrillique, allez une fois, on va par là, à droite, attention, ici il y a des pickpockets, gare à vos portefeuilles… hop, droite, gauche, droite, gauche… on fait le tour de la place Rouge et c'est l'heure de repartir. Je ne sais pas s'il fait pareil avec ses élèves, mais dans ce cas les miens doivent avoir un net avantage du point de vue de l'autonomie…
En passant, vous noterez un petit détail amusant : le bonhomme était allé trois fois à la Place Rouge aux trois moments réservés au tourisme pendant la durée du forum. Alors, si vous voulez un conseil, si vous allez à Moscou, n'allez pas tout le temps à la Place Rouge quand vous voulez visiter la ville.
C'est moche. Et surtout plein de bâtiments très mal assortis.
Comment ça, je dis du mal ?

Ceci dit, nous n'avons pas perdu notre temps, car BB (Benjamin de Bruxelles) nous a fait découvrir, devant le Kremlin, sur le tombeau du soldat inconnu, des applications Windows Phone… (dont une, du plus grand chic, distinguée et très appropriée en la circonstance… ouin ouin ouin ouin !).

Après une courte réflexion métaphysique sur le sens de la vie, il a fallu repartir au triple galop : il était temps d'aller se faire belles pour la soirée de gala.
Moi, je n'avais pas grand chose à faire, vous savez, un rien m'habille.
J'en ai profité pour faire une bonne sieste.
À l'heure dite, j'ai passé ma veste sur mesure, made in Viêt-Nam. Elle est jolie, mais j'hésite toujours à la mettre parce qu'ensuite, comme le tailleur a oublié de mettre une doublure à l'intérieur, je n'ose plus l'enlever (on voit toutes les coutures, ça casse l'effet classe…): il faut être bien certain qu'il ne fera pas une chaleur de tous les diables. Bon, j'ai fait le choix de sacrifier mon confort et j'ai endossé la veste.

Bon, je ne vous raconte pas le trajet en bus, vous connaissez (tout de même, dans Moscou, les rues avec six voies de chaque côté, c'est impressionnant).
On se pointe dans la palace, et, bon, on a beau s'habituer et prendre facilement des goûts de luxe, là, je dois dire que c'était vachement chouette… on ne savait pas trop sur quel pied danser, mais finalement, on s'est installés. Et rapidement, comme par une sorte d'enchantement, des petits verres évasés à la forme caractéristique ont fait leur apparition.
Les tables étaient déjà bien pleines, alors, tout en nous désaltérant, nous avons pris soin de repérer les rares surfaces horizontales libres, pour nous débarrasser des monceaux de nourriture que nous nous attendions à voir se déverser sur nous.

Une sympathique vieille dame avec laquelle j'avais papoté pendant l'expo, est venue s'installer pas loin de nous. Elle s'était présentée comme une journaliste russe, en un excellent français.
Charmante.
Charmante, mais il s'est avéré peu après qu'elle n'avait pas à être là, et elle s'est discrètement mais fermement fait virer… j'ai alors réalisé qu'elle était restée très vague relativement à ce qu'elle était censée faire là.
C'était une pique-assiette.

Ceci dit, ce n'est pas ça qui allait gâcher notre joyeuse humeur : nous avions droit à un dîner spectacle, avec des dames drôlement habillées et drôlement décolletées qui se trémoussaient dans des costumes colorés et extravagants.
C'était très… esthétique.
Hum… enfin… ça aurait pu l'être, s'il n'y avait pas eu les deux immenses photos de Kevin la tête à claques, immenses et sur l'habituel fond verdâtre. La plus grave erreur de Microsoft depuis Vista, selon moi.
Enfin, le spectacle multicolore a pris fin, avec l'impressionnante traversée de la salle par une des danseuses, accrochée à un câble, juste au dessus de nous.
Bon, on avait envie de se marrer, alors on a suggéré d'accrocher les lauréats de l'épreuve et de les envoyer sur scène par la même voie, en sens inverse. Habillés de la même manière ? Non, on y avait pas pensé, ç'aurait été marrant.

Les organisateurs avaient dû voir la veille que le truc des photos de nous marchait bien… alors, ils en ont remis une couche.
Bon, alors, nous, du coup, on était content.
Et en plus on ne voyait plus Kévin sur fond verdâtre… c'est le genre de truc, quand ça s'arrête, tu te sens forcément heureux de vivre. Ça doit être un truc de com'.
  • Ho ! Regarde, là c'est toi !
  • Ah ! Ouais, mazette ! J'avais pas vu le photographe, sinon je me serais recoiffé et j'aurai rentré mon pan de chemise.
  • Tu buvais de la vodka aussi dans le salon, devant ton stand ?
  • Non, non, ça c'est de la Badoit.

Alors, évidemment, là, on est venu nous dire que tout le monde était formidable, et qu'en plus on allait décerner les prix aux plus formidables parmi les formidables. Moi j'aime bien… mais ce qui m'embête, c'est que depuis mon retour, j'ai beau faire, plus personne ne me dit que je suis formidable, et… ça me manque !
Bon, je ne vais pas chialer, je suis un homme, tout de même !
Enfin, bon, si jamais ça vous tente…

Alors, en ce qui concerne le palmarès, je vais distinguer deux catégories. Les Français, et les autres.
Eh ! Bien… en ce qui concerne les autres, absolument aucun des trucs que j'avais remarqués n'a été sélectionné…
Seule la petite Tina Turner Roumaine a eu droit à un accessit… je suis content pour elle, elle pourra montrer son joli stand à Barack Obama, s'il est là. Et s'il n'a pas autre chose à faire.
Bon, alors, il faut tout de même que je vous dise qui a gagné le prix spécial Microsoft (celui que j'avais peu de chances, somme toute, de remporter, en utilisant Openoffice sous Linux). Alors, devinez ?
Non ?
Si !
Non, là, je ne te crois pas, c'est un truc que tu fais exprès, un genre de gag à répétition…
Je te dis que c'est lui !

And the winner is…

THE QR CODE

wwwwwwwaaaaaaaaaaooooooouuuuuhhhhhhhh !!!!

Il faut le vivre !

Allez, je suis bon prince, je suis content pour lui et pour l'unité de la Belgique… (le Flamand et le Wallon tombant dans les bras l'un de l'autre, ça, en plus, ça va me faire une photo collector)



Et pour ce qui est du prix des exposants…

I consider it a challenge before the Human Race
And I ain't gonna loose !

WWWWEEEEEEEEEEE AAAAARRRRREEEEE TTTHHHEEEE…

Ah ? J'avais dit que je chanterais pas ça ?
Bon, dommage…

Jean-Roch, on sentait bien qu'il avait mis tout le monde dans sa poche, avec son accent français à couper au couteau et son très chouette projet de classe. Alors, c'est de circonstances, on va plutôt lui dire :

Yes You Can !

Tu vas mettre l'Amérique à tes pieds.
(et surtout ne prends pas de cours d'anglais… tu feras la bise à la Classe Masson de ma part, parce que vu que c'est un blog interdit aux moins de 18, il ne viendront pas lire mes sornettes)

Ensuite, pour la fin de la soirée, je tiens à faire ici un démenti formel.
Toutes sortes de bruits ont couru, comme quoi je me serais dandiné en compagnie de Danoises et de Slovaques, que je me serais compromis à faire la chenille en long et en large (la chenille, non mais vous avez vu ma tronche?) et qu'en compagnie de certains excités, j'aurais fait du tapage sur le dance floor. Et même (!) que j'aurais dansé avec la pique-assiette qui avait réussi à rentrer malgré les forces de l'ordre.

Vous y croyez, vous ?

Moi, je ne me rappelle pas du tout de ça. Ce que je pense, c'est que j'ai dû sortir mon pc que j'ai toujours avec moi pour ne pas perdre mon temps à des billevesées, et répondre à mon courrier électronique.
Enfin, je ne suis pas sûr…

Mais une chose est certaine, c'est que je n'ai pas fait toutes ces choses.
Et pour une bonne raison.
Il était inutile de faire le mariole pour se faire remarquer, parce qu'il aurait été vain de vouloir voler la vedette à l'espèce de dandy en costume gris, quatre poils au menton, chemise ouverte et chaussures de sport Puma Jaune Vif qui dansait la kalinka au milieu de l'assistance ébahie.

конец